Informations importantes concernant l’épidémie de Variole simienne

Ce qui suit est un avis de l’Agence de la santé publique du Canada aux membres de l’industrie des animaux de compagnie sur la récente éclosion de la monocoque et sur la façon dont elle pourrait avoir un impact sur certains animaux, soignants et professionnels. Veuillez lire le texte ci-dessous et le partager avec d’autres membres de votre réseau afin de diffuser les informations sur les précautions et les mesures de sécurité.

Informations importantes concernant l’épidémie de Variole simienne
L’Agence de la santé publique du Canada
14 juillet, 2022

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) travaille en collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux en santé publique pour enquêter sur les cas d’infection à la variole simienne chez l’humain au Canada. En date du 13 juillet 2022, 477 cas chez l’humain avaient été déclarés au Canada. On s’attend à ce que d’autres cas soient déclarés. L’enquête est en cours et de nouvelles mises à jour seront publiées sur le site Web suivant : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/variole-singe.html.

La propagation actuelle de la variole simienne est le résultat de la transmission entre humains. Pour le moment, la transmission de l’infection n’a été observée qu’entre partenaires intimes ou entre personnes vivant dans le même ménage. Toutefois, il est possible que les personnes infectées transmettent le virus de la variole simienne aux animaux par contact étroit lors de la manipulation et du soin ou par contact indirect avec des articles contaminés, semblable à la façon dont le virus peut se propager entre les personnes.

Certaines espèces d’animaux sont plus sensibles au virus, particulièrement les rongeurs. Par exemple, en 2003 aux États-Unis, 47 cas de variole simienne chez l’humain ont été liés à des chiens de prairie domestiques qui avaient été exposés à des rats de Gambie et des muscardins africains importés.

Certaines espèces plus sensibles qui peuvent être des animaux domestiques de spécialité comprennent :

  • rongeurs, par exemple des écureuils (écureuils arboricoles, spermophiles comme les chiens de prairie et autres), gerboises, muscardins africains, chinchillas et certaines espèces de rats et de souris (p. ex. rats africains à poils fins);
  • primates non humains, comme les singes;
  • insectivores, comme les hérissons africains (hérissons pygmées);
  • lagomorphes, comme les lapins.

Nous ignorons pour l’instant la sensibilité de plusieurs autres espèces animales, mais il est probable que d’autres puissent être infectées. De plus amples renseignements sur la sensibilité des différentes espèces animales sont disponibles sur le site Web des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis.

Les personnes ressentant des symptômes de la variole simienne doivent éviter tout contact avec les animaux, y compris les animaux domestiques, et doivent immédiatement communiquer avec leur fournisseur de soins de santé.

Si vous avez reçu un diagnostic de variole simienne, vous devez vous isoler jusqu’à ce que les croûtes tombent et que les lésions cutanées soient guéries. Jusqu’à ce que vos lésions se résorbent, vous êtes toujours susceptibles d’infecter votre entourage.

  • Pour éviter toute propagation aux animaux, vous devriez demander à un autre membre de votre ménage de prendre soin de vos animaux domestiques.
  • Si cela n’est pas possible, vous devriez couvrir toutes vos lésions au moyen de vêtements ou de pansements, porter un masque médical bien ajusté et des gants lorsque vous vous trouvez à proximité de vos animaux et nettoyer et désinfecter fréquemment les surfaces souvent touchées.
  • Respecter de façon assidue les règles d’hygiène des mains, notamment en vous lavant les mains et en respectant les précautions respiratoires lorsque vous toussez ou éternuez.
  • Suivez toutes les directives de votre autorité de santé publique locale.
  • De plus amples renseignements sur la prévention de la variole simienne sont disponibles ici : Variole simienne : Prise en charge par la santé publique au Canada et des contacts qui y sont associés.

À l’heure actuelle, les signes cliniques de la variole simienne chez les différentes espèces ne sont pas encore entièrement compris, mais les animaux infectés peuvent présenter les symptômes suivants :

  • lésions/éruptions cutanées (il se peut que certains animaux ne présentent pas d’éruptions cutanées);
  • ulcères buccaux;
  • yeux rouges et larmoyants;
  • signes généraux de maladie, comme une fièvre, de la fatigue/un manque d’énergie et une diminution de l’appétit;
  • enflure des ganglions lymphatiques;
  • signes respiratoires (par exemple éternuements, toux, difficulté respiratoire, écoulement nasal);
  • décès.

Si vous observez l’un des signes suivants chez un animal qui pourrait avoir été exposé à quelqu’un atteint de la variole simienne ou qui a besoin de soin, communiquez avec votre vétérinaire. Les vétérinaires préoccupés par la question devraient communiquer avec le bureau du vétérinaire en chef de leur province ou territoire pour obtenir de plus amples renseignements. Toute préoccupation liée à la santé humaine doit immédiatement être communiquée à l’autorité de santé publique locale.