Lettre ouverte aux partis politiques canadiens

Le bien-être animal est l’affaire de tous™

Nous applaudissons les questions de sécurité en matière de bien-être animal et humain telles que décrites dans les programmes des trois principaux partis politiques (libéral, conservateur et NPD).  En tant que porte-parole de l’industrie canadienne des animaux de compagnie depuis 1988, nous avons passé les trois dernières décennies à nous engager dans ces questions. Nous apprécions vraiment votre intérêt pour ce sujet et son lien direct avec la violence domestique. Avec plus de 1 500 membres à travers le pays, nous sommes profondément investis dans le bien-être de tous les animaux de compagnie et de leurs familles. Le Conseil consultatif mixte de l’industrie des animaux de compagnie du Canada (PIJAC) offre les ressources nécessaires pour faire avancer les questions importantes liées au bien-être des animaux.

Nous sommes fiers de compter le Crossroads Resource Centre and Women’s Shelter parmi nos membres et nous avons été ravis d’offrir gratuitement à tout leur personnel nos programmes de soins aux animaux lorsqu’ils sont devenus un refuge accueillant pour les animaux de compagnie afin d’accueillir les nombreuses victimes dont vous parlez.  Le bien-être des animaux est l’affaire de tous est un principe qui guide tout notre travail.

PIJAC Canada collabore également avec la Animal Food Bank (AFB), l’une des rares organisations à but non lucratif au Canada qui se concentre sur le maintien des animaux de compagnie aimés avec leurs propriétaires. L’AFB a vu de ses propres yeux l’impact des gardiens d’animaux fuyant la violence domestique ou d’autres crises, et non seulement l’AFB intervient pour leur fournir de la nourriture pour animaux, mais elle a également mis en place un programme d’accueil d’urgence dans le but de répondre au besoin immédiat des gardiens d’animaux qui doivent entrer dans un système de refuge non équipé, et non financé, pour pouvoir emmener leur animal avec eux.  Il s’agit toutefois d’une solution secondaire, la solution principale étant de donner aux refuges la capacité d’héberger les animaux.  Dans de nombreux cas, les animaux de compagnie sont une bouée de sauvetage et une source de confort et de sécurité, et partir sans eux signifie que le gardien de l’animal ne fera pas le pas pour améliorer ses conditions de vie.

« La Banque Alimentaire Animale défend et soutient les positions de PIJAC Canada et est fière de travailler avec eux sur ces initiatives importantes.  Il est important d’engager les organisations et les entreprises qui soutiennent les animaux de compagnie aimés, contre les organisations et les lois qui préconisent leur retrait, et c’est absolument ce que fait PIJAC. » – Nicole Wilks : Banque alimentaire animale

En ce qui concerne les élevages à chiots, nous pouvons apporter une contribution immédiate en offrant la définition d’un élevage à chiots telle qu’élaborée par le Conseil national des animaux de compagnie (CNAC).  Ce conseil est composé de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, de Humane Canada, du Club canin canadien, de PIJAC Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) en tant qu’observateur.

La définition est la suivante :  » Le CNAC définit un élevage à chiots comme une exploitation d’élevage de chiens de qualité inférieure et à fort volume, qui vend des chiens de race pure ou de race mixte à des acheteurs peu méfiants. Certaines des caractéristiques communes aux élevages à chiots sont les suivantes :

  1. a) Des problèmes sanitaires et/ou environnementaux inférieurs aux normes ;
  2. b) Soins, traitements et/ou socialisation des animaux inférieurs aux normes ;
  3. c) Pratiques d’élevage inférieures aux normes qui entraînent des défauts génétiques ou des troubles héréditaires ;
  4. d) des certificats d’enregistrement, des pedigrees et/ou des antécédents génétiques erronés ou falsifiés.

Note : Ces conditions peuvent également exister dans les établissements à faible volume ou à race unique.

Bien que bien intentionné, le patchwork de règlements précédemment mis en place au nom du bien-être animal et du désir d’interdire les usines à chiots, n’a fait que diaboliser les propriétaires d’animaleries et les éleveurs expérimentés, tout en créant un marché souterrain florissant de sources non réglementées. Une enquête récente suggère que près de 900 000 Canadiens ont accueilli un nouvel animal dans leur foyer pendant la pandémie, dont 32 % proviennent de ce que l’on pourrait considérer comme des sources douteuses. Dans de nombreuses municipalités, il est actuellement illégal d’acheter un chien ou un chat dans une animalerie, mais il n’existe aucune réglementation concernant l’achat ou l’adoption de ce même chien à l’arrière d’une mini-fourgonnette dans un parking, en ligne ou auprès de « Retail Rescues », dont beaucoup ne sont pas réglementés. Par conséquent, si les animaux de compagnie ne sont plus disponibles dans des établissements réglementés et agréés, les 32% de sources douteuses mentionnées ci-dessus vont monter en flèche.

PIJAC Canada s’engage à travailler avec tous les intervenants pour relever la barre du bien-être animal et préserver le lien précieux entre les animaux de compagnie et leurs familles.  Nous ne pouvons pas soutenir une législation qui pousserait le commerce des animaux de compagnie dans la clandestinité, ni une législation qui mettrait fin à la possession d’animaux de compagnie comme le prévoit la position idéologique de nombreuses ONG.

Notre déclaration sur la vente responsable d’animaux de compagnie, à laquelle l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a récemment fait référence, ainsi que la liste de contrôle des questions à poser lorsque vous envisagez d’acheter ou d’adopter un chien, intitulée Nouvelle addition à la famille, qui est disponible sur notre site Web, sont au cœur de PIJAC Canada et de l’engagement de l’industrie des animaux de compagnie à promouvoir le plus haut niveau de soins pour les animaux de compagnie par le biais de la formation, des ressources et de la défense des droits.

Il existe également un certain nombre de ressources fondées sur des recherches solides concernant les pratiques recommandées en matière de bien-être animal, comme le programme national de certification des éleveurs de l’Université Perdue, College of Veterinary Medicine, Canine Care. Nous sommes très fiers de dire que l’un de nos membres de longue date est le premier éleveur de chiens au Canada à participer à cette certification volontaire mais rigoureuse, ce qui démontre le niveau d’engagement des propriétaires d’animaux de compagnie à adhérer aux normes les plus élevées.

En ce qui concerne le commerce des animaux, PIJAC Canada exprime l’inquiétude de l’industrie des animaux de compagnie face à l’utilisation de la pandémie actuelle pour pousser les appels à une interdiction générale du commerce des espèces sauvages. Nous demandons instamment aux chefs des principaux partis politiques de résister aux appels à l’élimination du commerce des espèces sauvages et de s’appuyer plutôt sur des données scientifiques solides, une bonne réglementation et une application rigoureuse de la loi pour prévenir la propagation des maladies. Une lettre ouverte aux organismes nationaux et internationaux concernant les appels des ONG à mettre fin au commerce d’animaux vivants en réponse à la pandémie de covidés 19 a été envoyée au Dr Jaspinder P. S. Komal, vice-président de la direction scientifique de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, chef des services vétérinaires et délégué de l’OIE pour le Canada en avril dernier et nous avons reçu la réponse suivante.  Nous sommes impatients de fournir d’autres informations sur ce sujet.

La faune sauvage est déjà fortement réglementée, des certificats étant exigés pour les déplacements internationaux, mais le commerce illégal existe et doit être arrêté.  L’application efficace des contrôles existants est essentielle.  En tant que membre responsable de l’industrie mondiale des animaux de compagnie, nous reconnaissons la double nécessité de promouvoir la durabilité de la faune sauvage et de lutter contre le trafic illégal.  Nous sommes fiers de travailler avec des groupes crédibles dans la lutte pour créer des lois plus fortes et renforcer l’application de la loi dans le monde entier.

Il est clair que certaine réglementation actuelle ne fonctionne pas. Chez PIJAC Canada, nous nous engageons à collaborer avec tous les partis politiques pour faire progresser le bien-être des animaux et garder toute victime de violence et ses familles avec leurs animaux de compagnie en toute sécurité.  En outre, nous proposons de travailler ensemble pour améliorer la réglementation et l’application du commerce des espèces sauvages, en mettant l’accent sur la santé humaine et le bien-être des animaux afin de minimiser le risque de transmission zoonotique et de préserver la biodiversité.

PIJAC Canada, la voix de l’industrie canadienne des animaux de compagnie depuis 1988, est une organisation à but non lucratif et fait partie d’un réseau international d’associations de l’industrie des animaux de compagnie.  Visitez www.pijaccanada.com

Sincèrement,

Christine Carrière
Présidente & Directrice générale
PIJAC Canada